
Somment
des Chefs d'Etats et du G8
Okinawa, 21 juillet 2000.
Economie mondiale
Renforcement financier international
Réforme du Fonds Monétaire International FMI)
Réforme des banques multilatérales de développement
Coopération régionale
Initiative pour les pays pauvres très endettés
Abus constatés au sein du système financier mondial
Sûreté nucléaire - Ukraine
Déclaration
du G7 (Okinawa, 21 juillet 2000)
-Traduit de l'anglais-
Économie
mondiale :
1. Depuis notre dernière rencontre à Cologne,
les perspectives de la croissance économique mondiale se sont
encore améliorées : les fondamentaux des pays industrialisés
et léconomie mondiale plus généralement
se sont consolidés et nos économies évoluent vers
un modèle de croissance plus équilibré et donc
plus viable. Les économies de marché émergentes,
y compris les économies dAsie et d'autres régions
du monde qui avaient été touchées par la crise,
continuent de se renforcer.
2 .Cependant, une vigilance permanente et de nouvelles actions sont nécessaires
pour garantir une croissance soutenue, forte et équilibrée. Nous
reconnaissons quil est important dorienter vers cet objectif les
politiques macro-économiques et structurelles de lensemble de
nos pays, en mettant laccent sur toutes les possibilités dinvestissement
quoffrent les nouvelles technologies afin daugmenter le potentiel
de croissance.
3.Plus particulièrement :
Aux États-Unis et au Canada, où la croissance demeure forte,
le chômage faible et linflation bien maîtrisée, les
politiques macro-économiques doivent continuer dêtre axées
sur le maintien dun taux de croissance durable et dune faible inflation
et, aux États-Unis, lépargne nationale doit augmenter.
Dans la zone euro, où la croissance sest encore accélérée
et où lemploi est en hausse, des politiques macro-économiques
bien conçues et des réformes structurelles énergiques
orientées sur le développement de linvestissement, la création
demplois et laugmentation du potentiel productif demeurent importantes.
Au Royaume-Uni, où la croissance sest affermie, avec une amélioration
de la situation de lemploi et une inflation faible, les politiques économiques
doivent rester orientées vers lobjectif assigné en matière
dinflation tout en soutenant la croissance et lemploi.
Au Japon, où léconomie continue denregistrer des
signes positifs de reprise malgré la persistance dincertitudes,
les politiques macro-économiques doivent continuer de soutenir la croissance
tirée par la demande intérieure.
Les réformes structurelles doivent être poursuivies afin dencourager
laccroissement du potentiel productif. Nous nous félicitons de
la reprise dans de nombreux pays émergents, en transition et en développement,
mais nous soulignons limportance des progrès restant à accomplir
en matière de restructuration du secteur financier et des entreprises,
ainsi que de limportance d'une bonne situation budgétaire et d'une
structure d'endettement saine.
4. Nous sommes préoccupés par limpact négatif
sur la croissance économique de lévolution récente
intervenue sur les marchés du pétrole brut. Dans ce contexte,
nous soulignons la nécessité de renforcer la stabilité des
marchés du pétrole pour contribuer à la croissance
soutenue et à la prospérité des pays producteurs
comme des pays consommateurs de pétrole.
Renforcer
larchitecture
financière internationale.
5. Après une série de crises depuis 1997, la communauté internationale
sest efforcée de promouvoir une plus grande stabilité de
léconomie mondiale en renforçant larchitecture
financière internationale pour tenir compte des bouleversements
du paysage financier mondial, notamment du fait de la taille et de limportance
croissantes des marchés de capitaux privés.
6. Nous nous réjouissons des progrès déjà accomplis
et nous appuyons les nouvelles mesure définies par nos Ministres
des finances dans les domaines suivants.
7. Nous continuerons de travailler avec dautres membres
de la communauté internationale afin de poursuivre le renforcement
de larchitecture financière internationale.
Réforme du Fonds monétaire
international (FMI)
8. Le FMI doit continuer de jouer son rôle vital au service
de la stabilité
macro-économique et financière, condition préalable essentielle à la
croissance durable dans le monde, et il doit continuer d'évoluer pour
relever les défis de demain. Le FMI, institution universelle, doit travailler
avec tous ses membres, y compris les plus pauvres, dans le cadre d'un partenariat
fondé sur des intérêts communs. À cet égard,
nous attachons une importance particulière aux mesures suivantes :
Renforcement de la surveillance exercée par le FMI pour prévenir
les crises : Une évolution qualitative substantielle dans la nature
et létendue de la surveillance est nécessaire du fait de
la mondialisation et de limportant volume des flux de capitaux privés.
Mise en uvre des codes et normes internationaux : Nous sommes
déterminés à intensifier
nos efforts à cette fin, notamment en intégrant ces codes et
normes dans le processus de surveillance du FMI.
Réforme des facilités du FMI : Pour assurer son
adaptation à la mondialisation des marchés de capitaux,
nous attachons une importance prioritaire à des progrès
rapides afin de rationaliser et de faire reposer sur des incitations
la structure des prêts du FMI, comme l'ont décidé nos
Ministres des finances.
Sauvegarde des ressources du FMI et suivi post-programme : Il
est impératif de mettre en uvre les mesures de sauvegarde
renforcées et daméliorer la capacité du FMI à assurer
le suivi post-programme.
Amélioration du processus de décision et de la responsabilité du
FMI : il est important que les modes de décision et les opérations
du FMI seffectuent de manière responsable en tenant compte
de lévolution de léconomie mondiale.
Promotion de la participation du secteur privé à la
prévention et au règlement des crises : Nous nous félicitons
que des créanciers extérieurs privés aient contribué au
financement de programmes récents du FMI, confirmant ainsi quil
est important de rendre opérationnelle lapproche arrêtée
en avril par nos Ministres des finances, sinscrivant dans le cadre
que nous avions défini à Cologne.
Réforme des banques multilatérales de développement
9. Intensifier la lutte contre la pauvreté dans les pays
en développement tout en améliorant l'efficacité de
l'aide et en évitant la concurrence avec les flux financiers privés
doit être la première mission des banques multilatérales
de développement. Celles-ci doivent augmenter les ressources qu'elles
consacrent aux investissements sociaux de base tels que la santé et
l'éducation de base, l'eau propre et lhygiène publique.
Le cadre de développement intégré et les Cadres
stratégiques de lutte contre la pauvreté (CSLP) doivent
servir de base à des programmes que les pays bénéficiaires
puissent sapproprier très largement.
10. Toutes les banques multilatérales de développement
doivent accorder leur soutien de plus en plus en fonction des résultats
obtenus par lemprunteur. Les stratégies daide aux
pays doivent tenir pleinement compte du cadre daction dont sont
dotés les emprunteurs et notamment des questions de gestion des
affaires publiques. La gestion et la responsabilité des banques
multilatérales de développement doivent également être
renforcées.
11. Nous attendons des banques multilatérales de développement
quelles montrent lexemple sagissant daméliorer
la mise à disposition des biens publics mondiaux, en particulier
des mesures urgentes pour lutter contre les maladies infectieuses et
parasitaires, notamment le VIH/SIDA, ainsi que la dégradation
de lenvironnement. Fonds à haut effet de levier (FHE), flux
de capitaux et centres financiers offshore.
12. Nous soulignons combien il est important de mettre en uvre les
mesures recommandées par le Forum de stabilité financière
en mars dernier.
13. En ce qui concerne les préoccupations quant aux conséquences
potentielles des activités des fonds à haut effet de levier,
nous convenons quil est nécessaire de mettre pleinement
en uvre les mesures recommandées et que ces mesures devront être
réexaminées pour déterminer si des mesures additionnelles
doivent être prises. Nous prenons note du fait que le Forum de
stabilité financière a envisagé de réglementer
directement les FHE qui ne sont soumis actuellement à aucune réglementation,
sans toutefois émettre de recommandation en ce sens à ce
stade. Le Forum de stabilité financière a souligné qu'il
envisagerait à nouveau la réglementation directe si, après
examen, la mise en uvre de ses recommandations ne répondait
pas correctement aux préoccupations identifiées.
14. Nous demandons instamment au FMI de procéder rapidement à des évaluations
des centres financiers off-shore identifiés comme prioritaires
par le Forum de stabilité financière
15. Nous convenons également quil demeure essentiel
pour tous les pays de renforcer leur système financier, de choisir
un régime de change adéquat et de libéraliser le
compte financier de manière bien ordonnée.
Coopération régionale
16. Nous convenons que la coopération régionale
peut, par une surveillance accrue, contribuer à la stabilité financière
en renforçant le cadre de la politique économique nationale.
Des accords de coopération financière au niveau régional,
destinés à compléter les ressources fournies par
les institutions financières internationales à lappui
de programmes du FMI, peuvent jouer un rôle efficace dans la prévention
et le règlement des crises. Dans ce contexte, nous nous félicitons
de l'évolution récente de la situation en Asie et en Amérique
du Nord. Dans un contexte institutionnel différent, les mécanismes
d'intégration économique et financière et lunification
monétaire en Europe contribuent également à la stabilité économique
et financière de l'économie mondiale.
Progrès concernant linitiative
renforcée pour les pays pauvres très endettés
17. Lobjectif international de développement, qui
est de réduire de moitié la proportion de la population
mondiale vivant dans une pauvreté extrême d'ici 2015, est
ambitieux. Il exige une stratégie qui allie croissance économique
et politiques sociales adéquates pouvant contribuer à un
cercle vertueux de diminution de la pauvreté et de développement économique.
Lallégement de la dette pour les pays pauvres très
endettés nest quun aspect de cette stratégie,
mais un aspect essentiel.
18. Lannée dernière à Cologne, nous
avions décidé de lancer linitiative renforcée
pour les pays pauvres très endettés (PPTE) afin de mettre
en uvre un allégement de la dette plus rapide, plus profond
et plus large, permettant de dégager des fonds pour la lutte contre
la pauvreté. Nous nous félicitons que cette initiative
ait été entérinée par la communauté internationale
lautomne dernier.
19. Depuis lors et même si de nouveaux efforts sont nécessaires,
des progrès ont été accomplis dans la mise en uvre
de linitiative PPTE renforcée. Comme lindique l'annexe
au rapport de nos Ministres des finances, intitulé " Lutte
contre la pauvreté et développement économique ",
qui a été rendue publique aujourd'hui, neuf pays (le Bénin,
la Bolivie, le Burkina Faso, le Honduras, la Mauritanie, le Mozambique,
le Sénégal, lOuganda et la Tanzanie) ont déjà atteint
leur point de décision et bénéficient de cette initiative.
Lallégement total de la dette au profit de ces pays, dans
le cadre de lInitiative PPTE, devrait sélever à plus
de 15 milliards $ US en termes nominaux (8,6 milliards en valeur actuelle
nette).
20. Nous saluons les efforts déployés par les pays
pauvres très endettés pour élaborer des stratégies
globales de réduction de la pauvreté qui leur soient propres,
dans le cadre dun processus de participation impliquant la société civile.
Nous encourageons les pays pauvres très endettés qui ne
lont pas encore fait à sengager rapidement dans le
processus et, ainsi, à bénéficier pleinement de
la réduction de la dette. Nous sommes préoccupés
par le fait que plusieurs pays pauvres très endettés sont
actuellement touchés par des conflits militaires qui entravent
la lutte contre la pauvreté et retardent lallégement
de la dette. Nous demandons à ces pays de mettre fin à leur
participation à des conflits et de s'engager rapidement dans le
processus PPTE.
Nous convenons dintensifier nos efforts pour aider ces pays en conflit à se
préparer et à se porter candidats à un allégement
de la dette, et demandons à nos Ministres de prendre rapidement contact
avec eux afin de les encourager à créer les conditions leur permettant
de participer à linitiative PPTE. Nous uvrerons ensemble
pour veiller à ce quun nombre maximum de pays atteignent leur
point de décision, conformément aux objectifs fixés à Cologne,
en tenant dûment compte des progrès des réformes économiques
et de la nécessité de faire en sorte que lallégement
de la dette bénéficie aux plus pauvres et aux plus vulnérables.
21. À cet égard, nous nous félicitions de
la création du Comité conjoint par la Banque mondiale et
le FMI et nous exhortons tant les pays pauvres très endettés
que les institutions financières internationales à accélérer
leurs travaux en vue de la mise en uvre de linitiative. Avec
dautres donateurs, les institutions financières internationales
devraient aider les pays pauvres très endettés à préparer
des Cadres stratégiques de lutte contre la pauvreté (CSLP)
et les soutenir dans la gestion des ressources financières en
apportant une aide technique.
22. Nous avons réaffirmé notre volonté dannuler
cent pour cent de la dette au titre de lAPD et nous avons pris
en outre lengagement dannuler cent pour cent de la dette
commerciale éligible. Nous nous réjouissons de lannonce
faite par certains pays nappartenant pas au G7 de leur volonté dannuler
cent pour cent de la dette et nous demandons instamment à dautres
donateurs de suivre leur exemple.
23. Nous prenons acte des progrès réalisés pour obtenir
des institutions financières internationales les financements nécessaires à la
mise en uvre effective de linitiative PPTE renforcée et
nous nous félicitons des engagements pris et des contributions initiales
apportées, notamment au fonds fiduciaire PPTE. Nous réaffirmons
notre détermination à mettre à disposition aussi rapidement
que possible les ressources pour lesquelles nous nous sommes engagés.
Dans ce contexte, nous soulignons combien il est important de répartir
le fardeau équitablement entre les créanciers.
24. Compte tenu des effets dévastateurs des guerres et
des crises, nous demandons à lOCDE de procéder à l'examen
de mesures renforcées, notamment dexaminer les règles
et réglementations nationales, pour faire en sorte que nos crédits à lexportation
au profit des pays pauvres très endettés et dautres
pays en développement à faible revenu ne servent pas à des
fins non productives. Nous encourageons lOCDE à achever
ce travail et à en publier les résultats dès que
possible.
Mesures de lutte contre
les abus constatés
au sein du système financier mondial
25. Afin de profiter pleinement de la mondialisation du système
financier, nous devons faire en sorte que le blanchiment de capitaux,
la concurrence fiscale dommageable et linsuffisance des normes
prudentielles ne portent pas atteinte à sa crédibilité ni à son
intégrité.
26. Nous accueillons favorablement et nous entérinons le rapport
des Ministres des finances du G7 intitulé " Mesures de lutte contre
les abus constatés au sein du système financier mondialisé",
qui a été rendu public aujourdhui, et nous attachons une
importance particulière aux points suivants :
Blanchiment de capitaux : Nous accueillons avec satisfaction les
premiers travaux du Groupe daction financière internationale
sur le blanchiment de capitaux (GAFI) qui a publié son examen
des règles et pratiques de 29 pays et territoires et identifié 15
pays et territoires non-coopératifs.
Nous notons avec satisfaction que des recommandations ont été adressées à nos
institutions financières nationales pour quelles prennent conscience
des risques liés aux transactions avec des personnes ou des entités
relevant de ces 15 pays et territoires non-coopératifs et quelles
améliorent leur vigilance à cet égard. Nous sommes prêts à offrir
nos conseils et à apporter le cas échéant notre assistance
technique aux juridictions qui prennent lengagement daméliorer
leur régime.
Nous sommes disposés à agir ensemble en tant que de besoin pour
mettre en uvre des contre mesures coordonnées contre les pays
et territoires non-coopératifs qui ne prennent pas les mesures nécessaires à une
réforme adéquate, notamment la possibilité de soumettre à des
conditions ou de restreindre les transactions financières avec ces juridictions
et de soumettre à des conditions ou de restreindre le soutien que leur
fournissent les institutions financières internationales.
Paradis fiscaux et autres pratiques fiscales dommageables : Nous
accueillons favorablement le rapport de lOCDE sur les progrès
réalisés dans lidentification et lélimination
des pratiques fiscales dommageables, qui comprend deux listes : dune
part, certaines juridictions qui remplissent les critères des
paradis fiscaux, dautre part, des régimes potentiellement
dommageables parmi les pays membres de lOCDE. Par ailleurs, nous
nous félicitons des engagements publics déjà pris
par certaines juridictions pour éliminer les pratiques fiscales
dommageables et nous appelons toutes les juridictions à en faire
autant. Nous encourageons lOCDE à poursuivre ses efforts
de lutte contre les pratiques fiscales dommageables et à approfondir
son dialogue avec les pays non membres. De plus, nous réaffirmons
notre soutien au rapport de lOCDE sur lamélioration
de laccès aux informations bancaires à des fins fiscales
et nous appelons tous les pays à travailler pour parvenir rapidement à une
situation où ils peuvent autoriser laccès aux informations
bancaires et léchange de ces informations à toutes
fins fiscales.
Centres financiers offshore : En ce qui concerne les centres
financiers offshore qui ne se conforment pas aux normes financières
internationales, nous nous félicitons que le Forum de stabilité financière
ait identifié les juridictions devant faire l'objet d'une évaluation
en priorité. Nous considérons qu'il est essentiel que les
centres financiers off-shore mettent en uvre toutes les mesures
recommandées par le Forum de stabilité financière
afin de remédier aux insuffisances de leurs systèmes de
réglementation et de contrôle, d'éliminer la concurrence
fiscale dommageable et d'adopter des mesures de lutte contre le blanchiment
de capitaux.
À cet égard, nous accordons une importance prioritaire aux huit
domaines identifiés par nos Ministres des finances : coopération
internationale, échange dinformations, identification des clients,
suppression des excès du secret bancaire, vérification efficace
des institutions financières, augmentation des ressources pour le contrôle
financier et le respect des règles de lutte contre le blanchiment de capitaux,
amélioration de la législation sur le blanchiment de capitaux et élimination
des pratiques fiscales dommageables.
Nous prendrons des mesures pour encourager les juridictions à procéder
aux changements nécessaires et nous apporterons notre assistance technique
le cas échéant. Si certaines juridictions ne se conforment pas à certaines
normes et n'ont pas pris l'engagement daméliorer leur respect
des normes internationales, nous prendrons également des mesures pour
protéger le système financier international contre les conséquences
qui en découlent.
Rôle des institutions financières internationales : Nous
demandons instamment aux institutions financières internationales,
notamment au FMI et à la Banque mondiale, daider les pays à mettre
en uvre les normes internationales pertinentes dans le domaine
de l'évaluation du secteur financier ainsi que de la conception
des programmes et soutiens.
27. Nous soulignons lurgente nécessité de prendre des
mesures concrètes pour lutter contre les abus constatés au sein
du système financier mondial tant au plan national quau plan international.
Nous devons également mettre en uvre une meilleure coordination,
relancer les efforts déployés dans différentes enceintes
internationales et adopter rapidement des actions de suivi.
Sûreté nucléaire
- Ukraine
28. Nous nous félicitons de la décision prise par
le Président Koutchma de fermer la centrale nucléaire de
Tchernobyl le 15 décembre prochain. Nous poursuivons notre coopération
avec le Gouvernement de lUkraine pour traiter les problèmes
liés à la fermeture définitive de la centrale de
Tchernobyl.
29. Nous réaffirmons lengagement que nous avions
pris lors du Sommet de Cologne dapporter notre soutien permanent
au programme de transformation du sarcophage (SIP). Nous nous félicitons
des résultats de la Conférence dannonce des contributions
qui sest tenue en juillet afin dassurer la pleine mise en uvre
du SIP. Nous nous félicitons de la contribution des pays donateurs
qui nappartiennent pas au G7.
30. Nous exhortons le Gouvernement de lUkraine à accélérer
ses réformes du secteur énergétique, en particulier en
améliorant le recouvrement des paiements et les privatisations qui
vont attirer des investissements financièrement viables dans le secteur
énergétique. Nous attendons avec intérêt le rapport
de la Banque européenne pour la Reconstruction et le Développement.
En attendant, nous réaffirmons lengagement que nous avions pris
dans le cadre du Mémorandum daccord daider lUkraine
à préparer et à mettre en uvre des projets énergétiques
reposant sur le principe du moindre coût.
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